La mission de la direction des services de réadaptation s’actualise à l’intérieur de la mission du Centre jeunesse des Laurentides telle que définie par la Loi sur les services de santé et les services sociaux (LSSSS), la Loi sur la protection de la jeunesse (LPJ) et la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents (LSJPA). À cet effet :
| Organisation des services | ||
| Nombre d’unités à l’interne : | ||
| Campus Huberdeau | Nombre d’unités : | 7 |
| Campus Ste-Sophie | Nombre d’unités : | 3 |
| Campus St-Jérôme | Nombre d’unités : | 2 |
| Campus Ste-Agathe | Nombre d’unités : | 2 |
| TOTAL : | 14 unités | |
Unités de vie d'Accueil-Évaluation-Orientation en hébergement pouvant accueillir 12 filles et 12 garçons âgés de 12 à 18 ans. Les jeunes qui bénéficient du service sont majoritairement à l'étape de l'évaluation de la compromission selon la LPJ. Une autre proportion est formée de jeunes ayant déjà un suivi psychosocial et pour lesquels la situation s'est détériorée ou qui vivent une crise au sein de leur milieu familial, communautaire, scolaire ou social. Enfin, quelques-uns nous sont confiés par le CSSS.
L'objectif poursuivi est l'évaluation des besoins de réadaptation du jeune et des moyens pour répondre à ces besoins = hébergement à l'interne, en r.i. ou en réadaptation externe.
Pour chacun d'entre eux, une ou plusieurs sphères de leur vie sont en rupture ou en voie de l'être. Les motifs de référence font en grande majorité mention de troubles de comportement. Plusieurs sont référés par le milieu hospitalier à la suite d'une consultation en urgence ou une hospitalisation en lien avec une crise suicidaire et pour qui une hypothèse ou un diagnostic est émit. Plusieurs ont une prescription de médicaments et un suivi en pédopsychiatrie.
Le programme offert est avant tout inspiré du modèle psychoéducatif. Le processus d'évaluation se déroule selon une séquence prédéterminée qui prévoit la participation d'une équipe multidisciplinaire de plusieurs acteurs: le jeune lui-même, ses parents, l'intervenant psychosocial et l'équipe d'éducateurs. à eux se greffent, selon les besoins, psychologue de la DDPQ, infirmière, éducateur externe et partenaires du réseau. La scolarisation est offerte sur le campus par des enseignants de la commission scolaire Rivière-du-Nord. L’encadrement administratif et clinique du milieu est assuré par un chef de service et un conseiller cadre.
Lors de son hébergement, le jeune suit un parcours pouvant aller jusqu'à 30 jours à travers duquel un plan d'évaluation, établi à son admission, est actualisé. l'ensemble des activités offertes permet aux éducateurs de recueillir des informations sur ce qui doit être évalué et analysé afin de porter un jugement sur le type de services requis par le jeune et sa famille. Des outils cliniques supportent la démarche: maspaq, tscc, dep-ado, grille de dépistage du risque suicidaire, Dominic interactif.
La programmation des services mis en place pour cette clientèle veut s'adresser d'abord et avant tout à la relation. Ces enfants souffrent dans leur corps et se sentent dévalorisés. À cause de leur difficulté d'attachement, on observe chez ces enfants le recours à une panoplie de stratégies pour faire échec à la relation. l'intervenant doit développer beaucoup de lucidité à ce propos afin de maintenir une relation éducative. la programmation vise à travailler en premier lieu l'image corporelle et à leur proposer des activités non compétitives qui les aideront dans le développement de leur schéma corporel. Le traitement commence par un accompagnement dans le quotidien dans le "faire avec". Pour ce faire, différentes activités sont mises en place pour favoriser un ensemble d'activités soutenant leu développement et favoriser leur scolarisation. il faut leur permettre par l'élobaration d'un cahier de bord de reconstruire leur identité, de s'approprier leur histoire. Leur redonner espoir que leur situation peu changer, leu renvoyer une image de comment sera fait le futur est important. Pour ce faire, il faut se pencher vers eux, leur donner de l'affection et leur parler de ce qu'ils ne comprennent pas. Les enfants accueillis dans ce campus ont eu trop peu ou trop mal de ces anticipations positives. Affirmer à ces enfants que l'adulte croit en leurs capacités est essentiel.
Il faut maintenir le lien avec le milieu d’origine de ces enfants. Les familles sont soutenues et nous voulons leur permettre d’exprimer l’écartèlement vécu par l’hébergement de leurs enfants en milieu de réadaptation. Pour que le placement réussisse, les enfants doivent parler des difficultés qu’ils vivent, du plaisir qu’ils peuvent ressentir aux deux endroits ainsi que des maladresses des deux milieux.
La réadaptation en unité de vie avec les services globalisants se vit dans un cadre d'intervention et une vie de groupe centrée sur le fonctionnement personnel et social de l'adolescent et offrant des activités structurées de développement tout en permettant à l'adolescent de développer des relations plus fonctionnelles avec les adultes, les pairs et les différents milieux de vie où il évolue, et ce, dans un milieu de vie qui favorise l'encadrement des attitudes et comportements dysfonctionnels sévères des adolescents se mettant en danger ou mettant autrui en danger.
L'unité d'encadrement intensif est un programme d'interventions ciblées, concertées avec les ressources de référence. Depuis le début de l'année 2007, les équipes des unités de vie en réadaptation du Centre jeunesse des Laurentides se sont mobilisées pour repenser le sens et le contenu de l'encadrement intensif. Dans une optique novatrice où la durée du séjour et la discontinuité du traitement apparaissait un frein à la réadaptation, les intervenants ont réfléchi l'encadrement intensif comme support au jeune sur un excès spécifique, et non pas comme un séjour de réadaptation dans une autre unité. La vision développée maintient la continuité de la réadaptation et l'appartenance à son unité d'origine en apportant un support à l'équipe éducative et en renfonçant les liens entre les équipes. Ce changement majeur de pratique a été soutenu, malgré les difficultés inhérentes à tout changement, par la volonté et la mobilisation exceptionnelle de l'ensemble du personnel impliqué.
Les peines de placement sous garde sont les peines les plus sévères prévues à la LSJPA en raison des restrictions importantes qu’elles comportent pour la liberté des adolescents, et ce, même lors de la période de surveillance au sein de la collectivité. Aussi, le recours aux peines de garde et de surveillance doit être motivé par la nécessité d’assurer la protection du public. Pour que cette protection soit durable, l’intervention réalisée tout au long de l’application de ces peines a pour objectifs la réadaptation et la réinsertion sociale des adolescents contrevenants.
Pour atteindre l’objectif général de protection du public, l’intervention de réadaptation doit être intensive et prendre appui sur des programmes appropriés (approche cognitivo comportementale), autant pendant la période de placement sous garde que pendant celle de la surveillance au sein de la collectivité.
Le contexte de la vie en milieu de garde ainsi que l’intensité de l’intervention de réadaptation dans cette unité vise à susciter chez l’adolescent soumis à ce type de peine un questionnement sur ses valeurs, sur ses choix et sur ses comportements. L’intervention de réadaptation met à profit les diverses mises en situations concrètes que vit l’adolescent, tant avec l’adulte qu’avec ses pairs, situations qui le confrontent quotidiennement à ses conduites et à sa relation avec les autres. La réadaptation des adolescents contrevenants exige également la contribution de programmes d’intervention appropriés à leurs besoins spécifiques, la cohérence de l’ensemble des activités réalisées auprès d’eux, la participation des parents au processus ainsi que l’apport des ressources de la communauté. Ces facteurs réunis peuvent davantage amener l’adolescent à une remise en question de son fonctionnement et favoriser l’acquisition de valeurs et de comportements socialement acceptables.
Les objectifs de l’intervention, spécifiques à la situation de chaque adolescent, sont définis dès le début de la peine de placement sous garde et surveillance. l’intervention de réadaptation se réalise en deux phases complémentaires, la première en lieu de garde et la seconde, dans la communauté. Les objectifs spécifiques établis au plan d’intervention sont déterminés à la lumière des résultats de l’évaluation différentielle. Ces objectifs sont établis avec l’adolescent et ses parents, en recherchant une compréhension commune de la situation ainsi que leur adhésion tant aux objectifs qu’aux moyens proposés pour les atteindre. Leur mobilisation et leur participation active aux moyens pris pour atteindre ces objectifs en sont ainsi favorisées. L’implication des parents tout au long de l’intervention et la contribution de ressources de la communauté aux moments appropriés constitue des éléments essentiels à l’intervention de réadaptation.
Il dessert une clientèle d’adolescents âgés de 12 à 18 ans aux prises avec des troubles graves et persistants du comportement et dont l’une des manifestations est un problème de consommation. l’unité offre un programme clinique basé à la fois sur l’approche cognitivo comportementale, le modèle psychoéducatif ainsi que sur certains outils de la méthode de la communauté thérapeutique. Le programme mise sur l’apprentissage et le développement de nouvelles compétences inter et intra personnelles, de même que sur la motivation au changement dans une perspective de réduction des méfaits.
Les unités offrent un service de réadaptation en unité de vie à des garçons âgés de 6 à 12 ans et à des filles âgées de 12 à 18 ans. Les approches systémique et psychoéducative sont actualisées à l’intérieur de quatre piliers d’intervention soit : socialiser, individualiser, dépathologiser et travailler avec la famille.
Les unités travaillent en étroite collaboration avec les ressources de la communauté : scolarisation en école régulière, stage et recherche d’emploi, utilisation du service de loisirs de la municipalité et participation aux activités socioculturelles. Notre programmation favorise le développement des habiletés sociales, l’éducation ainsi que l’acquisition de nouveaux comportements dans le but de développer de nouvelles compétences.
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